O Buro

Couv.UnLentPaysage_300dpi-e1433575261823Ce matin, je prends un livre sur mon bureau. Il est prêt à être mis sur les tables nouveautés. Je le connais. Je l’ai chez moi. Je l’ai lu  : Un lent dépaysage de Mireille Fargie-Caruso, paru en 2015 chez Bruno Doucey. Je l’ouvre au hasard. Je lis :

“Préfère dormir longtemps très longtemps
jusqu’au printemps peut-être”

Je remonte dans le poème de la page 41 :

“Mais comment savoir si la crevasse là à l’intérieur
ne va pas s’effondrer ?”

Retour en pensée à ces années où j’ai commencé ma journée avec un de ses poème sur une carte postale des éditions Paupières de terre acrochée à côté de mon écran.
Il est dit que ses mots seront toujours les compagnons de mes longues journées de bureau.

Je remonte jusqu’au premier vers : “Grandir c’est se séparer”

C’est simple, c’est juste. Il n’y a rien à ajouter. Dans un seul poème, mille clins d’oeil à la mère, à la femme, à l’enfant que je suis.
Je reviens avec le livre dans mon bureau. Je le mettrai demain sur les tables nouveautés. Pour aujourd’hui, il continuera de faire écho à ma petite voix intérieure.

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2 commentaires

  1. un vrai plaisir quand on écrit de recevoir un tel écho!
    un monde en commun où l’on est « chez soi »..
    MFC

    J'aime

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