En lisant…

O Buro

Couv.UnLentPaysage_300dpi-e1433575261823Ce matin, je prends un livre sur mon bureau. Il est prêt à être mis sur les tables nouveautés. Je le connais. Je l’ai chez moi. Je l’ai lu  : Un lent dépaysage de Mireille Fargie-Caruso, paru en 2015 chez Bruno Doucey. Je l’ouvre au hasard. Je lis :

“Préfère dormir longtemps très longtemps
jusqu’au printemps peut-être”

Je remonte dans le poème de la page 41 :

“Mais comment savoir si la crevasse là à l’intérieur
ne va pas s’effondrer ?”

Retour en pensée à ces années où j’ai commencé ma journée avec un de ses poème sur une carte postale des éditions Paupières de terre acrochée à côté de mon écran.
Il est dit que ses mots seront toujours les compagnons de mes longues journées de bureau.

Je remonte jusqu’au premier vers : “Grandir c’est se séparer”

C’est simple, c’est juste. Il n’y a rien à ajouter. Dans un seul poème, mille clins d’oeil à la mère, à la femme, à l’enfant que je suis.
Je reviens avec le livre dans mon bureau. Je le mettrai demain sur les tables nouveautés. Pour aujourd’hui, il continuera de faire écho à ma petite voix intérieure.

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En lisant…

Souffler sur le vent d’Albane Gellé

couv Souffler sur le ventes-tu certaine de tes doutes
Table du petit déjeuner, matin d’été soleil dans la petite cour, j’ouvre, mal réveillée, Souffler sur le vent d’Albane Gellé et je tombe sur ces mots à la page 37. Et voilà que d’un coup tombent d’eux-mêmes les doutes et questionnement qui m’ont assaillie cette nuit me laissant les yeux ouverts. Oui en suis-je bien certaine ?
Les livres aussi sont parfois des anges, lorsque ouverts au hasard, ils nous donnent une phrase faisant écho à notre paysage intérieur et la possibilité de le voir sous un autre jour.
Tous les livres ne sont pas magiques comme ça mais beaucoup et celui-ci tout particulièrement. (suite…)

En lisant…

Demain je me lève de bonheur de Claire d’Aurélie

Demain je me lève de bonheur, le journal de Claire d’Aurélie, éditrice de Paupières de terre est tout simplement un livre au cœur qui bat. Crument sous-titré « extrait du journal d’une vieille », il appuie sur le décalage entre le regard que la société porte sur ses « vieux » et le vécu intime et singulier d’une femme de 75 ans. On y lit les désagréments de la vieillesse : le ralentissement du corps, les empêchements… mais plutôt et surtout la joie et l’appétit de vivre immense d’une femme qui refuse d’être réduite à son âge, chaque jour s’accroche et s’obstine pour se garder entière, faite de toutes celles qu’elle fut et encore aujourd’hui désirante, curieuse, joyeuse ou triste.

(suite…)